Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à améliorer la protection des femmes et des enfants victimes de violences sexuelles et sexistes. Lors de cet examen, ils ont voté sur un amendement visant à modifier les règles d'information des victimes mineures et de leurs représentants légaux pendant une enquête ou une instruction judiciaire.
L'amendement proposait d'obliger les autorités judiciaires à informer systématiquement les victimes mineures (ou leurs représentants légaux) des décisions clés prises dans leur dossier. Cela concernait notamment :
- Les décisions de dessaisissement (changement de parquet chargé de l'affaire),
- Les classements sans suite,
- Les ouvertures d'information judiciaire,
- Les engagements de poursuites.
Il prévoyait aussi que si aucune information n'était communiquée pendant plus de trois mois, les victimes ou leurs représentants pourraient demander un état d'avancement de la procédure et obtenir une réponse sous un mois.
L'amendement a été rejeté par 37 voix contre, 8 pour et 1 abstention. Cela signifie que cette mesure n'a pas été retenue : les règles actuelles sur l'information des victimes mineures restent inchangées.
Cette décision concerne les mineurs victimes de crimes ou délits sexuels et leurs représentants légaux (parents ou administrateurs ad hoc). Sans cette mesure, ils continuent de dépendre des informations ponctuelles fournies par les autorités judiciaires, sans garantie de suivi régulier.
Pour en savoir plus sur la proposition de loi : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants.
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