Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à améliorer la prévention, la protection des victimes et les sanctions contre les auteurs. L'amendement rejeté portait sur une modification précise du code civil et du code pénal pour y intégrer la notion de contrôle coercitif.
L'amendement du gouvernement proposait d'ajouter deux modifications juridiques :
- Dans le code civil, préciser que les violences alléguées dans une demande d'ordonnance de protection (mesure d'urgence pour protéger une victime) peuvent être caractérisées par un *contrôle coercitif exercé sur la victime*. Le contrôle coercitif désigne un ensemble d'actes visant à dominer une personne (isolement, surveillance, pression psychologique, etc.).
- Dans le code pénal, élargir la définition du harcèlement conjugal pour y inclure explicitement les violences administratives (par exemple, empêcher quelqu'un d'accéder à ses papiers d'identité).
L'amendement a été rejeté par 31 voix contre et 29 pour. Cela signifie que la notion de contrôle coercitif ne sera pas inscrite dans le code civil ni dans le code pénal dans le cadre de cette loi. Le texte initial de la proposition de loi reste inchangé sur ce point.
Cette décision concerne principalement les victimes de violences conjugales ou intrafamiliales, ainsi que les professionnels de la justice (juges, avocats, associations d'aide aux victimes). Si vous êtes dans une situation de violence psychologique ou administrative, cette mesure n'aura pas d'impact direct sur les outils juridiques disponibles pour vous protéger ou faire condamner l'auteur des violences.
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