Supprimer la nullité des expertises et l'obligation d'inscription sur les listes judiciaires pour les psychologues désignés dans les affaires de violences sexuelles ou sexistes
l'amendement n° 1047 de Mme Firmin Le Bodo à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à mieux protéger les victimes de violences sexuelles et sexistes, en particulier les femmes et les enfants. L’article 7 de ce texte concernait les expertises médico-psychologiques réalisées dans le cadre de procédures judiciaires pour évaluer l’état des victimes.
L’amendement n° 1047 proposait de remplacer l’obligation d’un agrément administratif pour les experts par une formation spécifique en matière de violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales.
Concrètement, cela signifiait :
- Supprimer l’agrément délivré par une autorité administrative, jugé trop lourd et redondant avec les contrôles existants (inscription sur les listes d’experts judiciaires).
- Exiger une formation pour les experts, avec une mention complémentaire pour ceux intervenant auprès de mineurs.
- Supprimer la nullité automatique des expertises réalisées par des experts non agréés, pour éviter des retards dans les procédures judiciaires.
L’amendement a été adopté par 38 voix pour, 25 contre et 7 abstentions. Cette mesure entre en vigueur : les experts ne seront plus soumis à un agrément, mais devront suivre une formation spécifique pour réaliser ces expertises.
Cette décision impacte directement :
- Les victimes de violences sexuelles ou sexistes, dont les expertises médico-psychologiques pourront être réalisées par des experts formés, sans délai lié à un agrément.
- Les magistrats et les professionnels de la justice, qui pourront désigner plus librement des experts, sans risquer la nullité de la procédure.
- Les psychologues et psychiatres intervenant dans ces expertises, qui devront désormais suivre une formation spécifique plutôt qu’obtenir un agrément.