Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à mieux protéger les victimes de violences sexuelles et sexistes, en particulier les femmes et les enfants. L’article 7 de ce texte concernait les expertises médico-psychologiques réalisées dans le cadre de procédures judiciaires pour évaluer l’état des victimes.
L’amendement n° 1047 proposait de remplacer l’obligation d’un agrément administratif pour les experts par une formation spécifique en matière de violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales.
Concrètement, cela signifiait :
- Supprimer l’agrément délivré par une autorité administrative, jugé trop lourd et redondant avec les contrôles existants (inscription sur les listes d’experts judiciaires).
- Exiger une formation pour les experts, avec une mention complémentaire pour ceux intervenant auprès de mineurs.
- Supprimer la nullité automatique des expertises réalisées par des experts non agréés, pour éviter des retards dans les procédures judiciaires.
L’amendement a été adopté par 38 voix pour, 25 contre et 7 abstentions. Cette mesure entre en vigueur : les experts ne seront plus soumis à un agrément, mais devront suivre une formation spécifique pour réaliser ces expertises.
Cette décision impacte directement :
- Les victimes de violences sexuelles ou sexistes, dont les expertises médico-psychologiques pourront être réalisées par des experts formés, sans délai lié à un agrément.
- Les magistrats et les professionnels de la justice, qui pourront désigner plus librement des experts, sans risquer la nullité de la procédure.
- Les psychologues et psychiatres intervenant dans ces expertises, qui devront désormais suivre une formation spécifique plutôt qu’obtenir un agrément.