Ne plus exiger des officiers de police judiciaire un rapport justifiant les actes d'enquête douze mois après leur ouverture.
l'amendement n° 1056 du Gouvernement à l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte prévoit des mesures pour mieux protéger les victimes et sanctionner les auteurs. L’Assemblée nationale a voté sur un amendement du gouvernement modifiant une partie de cette loi.
L’amendement du gouvernement proposait de supprimer l’obligation pour les policiers de rédiger un rapport écrit douze mois après le début d’une enquête. Ce rapport devait justifier que les actes d’enquête prévus par la loi avaient bien été accomplis. Le gouvernement estimait que cette formalité était inutile, car les preuves des actes d’enquête figuraient déjà dans le dossier judiciaire.
L’amendement a été adopté par 53 voix pour, 33 contre et 19 abstentions. Cela signifie que les policiers ne seront plus tenus de rédiger ce rapport annuel dans le cadre des enquêtes pour violences sexuelles et sexistes.
Cette décision concerne principalement les policiers et les gendarmes chargés des enquêtes sur les violences sexuelles et sexistes, ainsi que les victimes et les auteurs de ces violences, dont les dossiers pourraient être traités plus rapidement sans cette formalité.