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  4. Vote n°8482

Scrutin n° 8482 · Assemblée nationalePermettre l'usage d'une langue régionale lors d'expertises judiciairesTitre explicatif

Rejeté

Étendre aux locuteurs de langues régionales le droit de s'exprimer dans leur langue lors d'expertises, notamment pour des violences sexuelles ou sexistes, avec un expert ou un interprète.

Titre officiel

l'amendement n° 170 de Mme Capdevielle à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Amendement2 octobre 202673 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...

PPL 54776En discussion

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Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à améliorer la protection des femmes et des enfants contre les violences sexuelles et sexistes. Lors de cet examen, un amendement a été proposé pour modifier les règles concernant les expertises judiciaires réalisées dans ce cadre.

Ce qui était proposé
L'amendement suggérait d'autoriser les personnes faisant l'objet d'une expertise judiciaire – par exemple dans le cadre d'une enquête sur des violences sexuelles – à s'exprimer dans leur langue régionale habituelle. Le magistrat ou la juridiction aurait dû veiller à ce qu'un expert ou un interprète maîtrisant cette langue soit présent, si cela était nécessaire pour garantir la qualité des échanges et la confidentialité.

Le résultat du vote
L'amendement a été rejeté. Cela signifie que les règles actuelles sur les expertises judiciaires sont maintenues : le français reste la langue principale utilisée, sans obligation d'adapter la procédure aux langues régionales.

Le débat
- Pour :
- Les partisans de l'amendement estimaient que certaines victimes ou témoins pourraient mieux exprimer des faits intimes ou traumatiques dans leur langue régionale, même s'ils maîtrisent le français.
- Ils soulignaient que cela pourrait améliorer la qualité des expertises, notamment pour les personnes utilisant habituellement le basque, le breton, le corse, l'alsacien, l'occitan ou le catalan.

  • Contre :
    • Les opposants craignaient que cette mesure ne complique les procédures judiciaires en ajoutant des contraintes logistiques (trouver des experts ou interprètes compétents).
    • Ils considéraient que le français, langue officielle de la République, devait rester la référence pour garantir l'égalité devant la justice.

Qui est concerné ?
Cette décision concerne les personnes qui pourraient être amenées à subir une expertise judiciaire dans le cadre d'une affaire de violences sexuelles ou sexistes, notamment celles utilisant habituellement une langue régionale dans leur vie quotidienne.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(14)
SOC91%(11)
GDR50%(2)

Contre

ECOS57%(7)
EPR90%(10)
LIOT100%(2)
DEM100%(4)
HOR75%(4)
RN100%(15)
DR50%(4)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(14)
SOC91%(11)
GDR50%(2)

Contre

ECOS57%(7)
EPR90%(10)
LIOT100%(2)
DEM100%(4)
HOR75%(4)
RN100%(15)
DR50%(4)
Résultat du vote
29
40
4
Pour: 29 (39.7%)
Contre: 40 (54.8%)
Abstention: 4 (5.5%)
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