Étendre aux locuteurs de langues régionales le droit de s'exprimer dans leur langue lors d'expertises, notamment pour des violences sexuelles ou sexistes, avec un expert ou un interprète.
l'amendement n° 170 de Mme Capdevielle à l'article 7 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
De quoi s'agit-il ?
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à améliorer la protection des femmes et des enfants contre les violences sexuelles et sexistes. Lors de cet examen, un amendement a été proposé pour modifier les règles concernant les expertises judiciaires réalisées dans ce cadre.
Ce qui était proposé
L'amendement suggérait d'autoriser les personnes faisant l'objet d'une expertise judiciaire – par exemple dans le cadre d'une enquête sur des violences sexuelles – à s'exprimer dans leur langue régionale habituelle. Le magistrat ou la juridiction aurait dû veiller à ce qu'un expert ou un interprète maîtrisant cette langue soit présent, si cela était nécessaire pour garantir la qualité des échanges et la confidentialité.
Le résultat du vote
L'amendement a été rejeté. Cela signifie que les règles actuelles sur les expertises judiciaires sont maintenues : le français reste la langue principale utilisée, sans obligation d'adapter la procédure aux langues régionales.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l'amendement estimaient que certaines victimes ou témoins pourraient mieux exprimer des faits intimes ou traumatiques dans leur langue régionale, même s'ils maîtrisent le français.
- Ils soulignaient que cela pourrait améliorer la qualité des expertises, notamment pour les personnes utilisant habituellement le basque, le breton, le corse, l'alsacien, l'occitan ou le catalan.
Qui est concerné ?
Cette décision concerne les personnes qui pourraient être amenées à subir une expertise judiciaire dans le cadre d'une affaire de violences sexuelles ou sexistes, notamment celles utilisant habituellement une langue régionale dans leur vie quotidienne.
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