Appliquer cette règle aux enquêtes pour violences sexuelles quand la personne ne sait pas avoir été victime.
l'amendement n° 364 de Mme Leboucher après l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes. Ce texte cherche à renforcer les mesures de prévention et de sanction contre ces violences, en particulier celles commises contre les femmes et les enfants. Un amendement spécifique a été proposé pour encadrer les auditions des victimes présumées.
L’amendement proposait d’imposer la présence d’un psychologue spécialisé lors des auditions des victimes présumées de violences sexuelles, lorsque celles-ci ignorent avoir subi une agression. Cette mesure visait notamment les situations où les victimes ont été droguées à leur insu ou ont subi des violences en série, comme dans l’affaire Le Scouarnec. Un décret devait préciser les modalités de formation et de rémunération de ces psychologues.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale, avec 26 voix pour, 28 contre et 16 abstentions. Cette mesure n’a donc pas été retenue dans la proposition de loi.
Cette décision concerne principalement les victimes présumées de violences sexuelles qui ignorent avoir subi une agression, ainsi que les enquêteurs et psychologues intervenant dans ces procédures. Si vous êtes dans cette situation, aucune obligation légale n’impose désormais la présence d’un psychologue lors de votre audition par les forces de l’ordre ou la justice.