Vise les personnes auditionnées dans une enquête qui n'ont pas conscience d'avoir subi ces faits.
l'amendement n° 366 de Mme Leboucher après l'article 4 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à améliorer la prise en charge des victimes de violences sexuelles et sexistes. Ce texte s'inscrit dans un ensemble de mesures pour renforcer la protection des femmes et des enfants. L'amendement adopté concerne spécifiquement l'accompagnement des victimes lors des auditions par les enquêteurs.
L'amendement proposait d'instaurer un accompagnement systématique par un psychologue spécialisé pour toute personne auditionnée dans le cadre d'une enquête pour violences sexuelles, si les enquêteurs ont des raisons de croire qu'elle en est victime sans en avoir conscience. Cela vise notamment les situations où les victimes ignorent avoir subi une agression, par exemple en cas de soumission chimique ou d'actes commis sous anesthésie.
L'Assemblée nationale a adopté cet amendement. Cela signifie que cette mesure entre en vigueur dans le cadre de la proposition de loi.
Cette décision concerne directement les personnes auditionnées dans le cadre d'enquêtes pour violences sexuelles, notamment celles qui ignorent avoir été victimes, ainsi que les psychologues et les enquêteurs chargés de ces auditions. Si vous êtes dans cette situation, un psychologue spécialisé pourra désormais vous accompagner lors de votre audition.