Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à améliorer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte cherche à renforcer les mesures de protection des victimes et à mieux sanctionner les auteurs de ces violences.
Un amendement a été proposé pour ajouter une nouvelle disposition à cette loi, après l’article 12 bis.
L’amendement suggérait d’inscrire dans la loi un objectif national pour mieux accompagner les victimes de crimes sexuels sériels. Concrètement, cela aurait impliqué :
- la prise en charge des frais de justice (transport, hébergement, etc.) des victimes, avec un mécanisme d’avance pour éviter les retards de remboursement ;
- la création d’un « congé partie civile », permettant aux victimes de s’absenter de leur travail pour assister aux procès sans perdre de revenus.
Ces mesures visaient à systématiser les bonnes pratiques déjà appliquées dans certains grands procès, comme celui des attentats du 13 novembre 2015.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale, avec 22 voix pour et 38 contre. Cela signifie que cette mesure n’a pas été retenue dans la loi.
Cette décision concerne les victimes de crimes sexuels sériels et leurs proches, qui ne bénéficieront pas des mesures d’accompagnement financier et du congé partie civile proposés par cet amendement. Le texte initial de la loi reste inchangé sur ce point.
Pour en savoir plus sur le dossier législatif : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants.
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