Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement a été proposé pour modifier les règles concernant les logements partagés entre un auteur de violences et sa victime.
L’amendement visait à empêcher un auteur de violences conjugales condamné définitivement de toucher une indemnité d’occupation s’il avait été expulsé du logement commun. Cette indemnité est normalement versée lorsque le logement est en indivision (c’est-à-dire possédé à plusieurs) et qu’une personne en a l’usage exclusif. L’amendement proposait que cette règle ne s’applique pas si l’expulsion faisait suite à une condamnation pour violences.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que les règles actuelles sur les indemnités d’occupation en cas de logement indivis restent inchangées pour les auteurs de violences condamnés.
Cette décision concerne les couples ou ex-couples qui possèdent un logement en indivision et dont l’un des membres a été condamné pour violences conjugales. Les règles actuelles sur les indemnités d’occupation continuent de s’appliquer, y compris en cas de condamnation pour violences.