Ajouter les petits-neveux et petites-nièces à la liste des liens familiaux concernés, sans modifier les peines
l'amendement n° 1245 de M. Arnaud Bonnet à l'article 19 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement visait à modifier la définition légale de l'inceste dans le code pénal.
L'amendement proposait de donner une définition autonome de l'inceste dans la loi, en précisant que toute atteinte sexuelle commise par un membre de la famille (ascendant, descendant, frère, sœur, oncle, tante, neveu, nièce, cousin germain, ou leur conjoint) constituerait un inceste. Il ajoutait également le petit-neveu et la petite-nièce à la liste des liens familiaux concernés et qualifiait explicitement de « incestueux » les viols ou agressions sexuelles commis dans ce cadre.
L'amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. La définition actuelle de l'inceste dans le code pénal reste donc inchangée.
Cette décision concerne principalement les victimes d'inceste, les auteurs de violences sexuelles au sein des familles, ainsi que les professionnels de la justice chargés d'appliquer ces dispositions légales.