Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, ils ont voté sur un amendement proposant de supprimer une mesure spécifique de ce texte, l’article 63, qui concernait les demandeurs d’asile victimes de violences sexuelles.
L’article 63 prévoyait d’autoriser les demandeurs d’asile à travailler dès le dépôt de plainte pour violences sexuelles, ou même sans plainte s’ils fournissaient des « éléments sérieux et concordants » prouvant ces violences. Aujourd’hui, un demandeur d’asile doit attendre six mois avant de pouvoir travailler, sauf exceptions. L’amendement adopté propose de supprimer cette possibilité, revenant ainsi aux règles actuelles.
L’amendement de suppression a été adopté par 100 voix contre 50. L’article 63 est donc supprimé : les demandeurs d’asile ne pourront plus accéder plus rapidement au marché du travail en invoquant des violences sexuelles.
Cette décision concerne les demandeurs d’asile en France qui déclarent avoir subi des violences sexuelles. Désormais, ils devront attendre six mois avant de pouvoir travailler, comme les autres demandeurs d’asile, sauf s’ils obtiennent une protection internationale plus tôt.
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