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  4. Vote n°8626

Scrutin n° 8626 · Assemblée nationalel'amendement n° 516 de Mme Sandrine Rousseau à l'article 44 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Rejeté
Amendement9 octobre 202691 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

PPL 54776En discussion

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De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné un amendement dans le cadre d'une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte cherche à améliorer la prévention, la détection et la sanction de ces violences, notamment dans le milieu professionnel. L'amendement en question portait sur les enquêtes internes menées par les entreprises en cas de signalement de harcèlement ou de violences.

Ce qui était proposé

L'amendement proposait d'ajouter une obligation pour les entreprises : désigner une ou plusieurs personnes spécifiquement formées pour mener les enquêtes internes en cas de signalement de violences sexistes ou sexuelles. Ces personnes auraient dû disposer de compétences en prévention et en traitement de ces violences, conformément aux recommandations de la Défenseure des droits.

Le résultat du vote

L'amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. Cela signifie que cette obligation de désigner des enquêteurs formés ne sera pas intégrée à la loi.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans de l'amendement estimaient que des enquêteurs formés seraient plus à même de traiter ces situations avec la sensibilité et l'expertise nécessaires, réduisant ainsi les risques de banalisation ou de mauvaise gestion des signalements.
    • Ils s'appuyaient sur les recommandations de la Défenseure des droits, qui préconise des enquêtes internes menées par des professionnels compétents pour garantir la protection des victimes.
  • Contre :
    • Les opposants à l'amendement ont argué que cette mesure alourdirait les procédures pour les entreprises, notamment les petites structures, sans garantie d'efficacité accrue.
    • Certains ont également souligné que cette obligation pourrait créer des contraintes administratives supplémentaires sans résoudre les problèmes de fond, comme le manque de moyens alloués aux enquêtes.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne principalement les salariés et les employeurs. Si l'amendement avait été adopté, les entreprises auraient dû désigner des personnes formées pour enquêter sur les signalements de violences sexistes ou sexuelles. Désormais, cette obligation n'existe pas, et les enquêtes internes continueront d'être menées selon les règles actuelles, sans exigence de formation spécifique.

Positions des groupes parlementaires

Pour

ECOS100%(8)
LFI-NFP100%(6)
GDR100%(2)

Contre

DEM67%(3)
LIOT67%(3)
SOC94%(16)
RN100%(34)
DR100%(4)
HOR100%(3)
EPR100%(12)

Abstention

Aucun groupe

Pour

ECOS100%(8)
LFI-NFP100%(6)
GDR100%(2)

Contre

DEM67%(3)
LIOT67%(3)
SOC94%(16)
RN100%(34)
DR100%(4)
HOR100%(3)
EPR100%(12)
Résultat du vote
19
72
Pour: 19 (20.9%)
Contre: 72 (79.1%)
Abstention: 0 (0.0%)
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