Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement a été proposé pour modifier les règles de sanction des employeurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière de prévention de ces violences.
L’amendement visait à préciser les critères utilisés par l’administration pour fixer le montant d’une pénalité financière infligée à un employeur. Il proposait d’obliger l’autorité administrative à tenir compte de deux éléments : la gravité du manquement et le fait que l’employeur ait déjà été sanctionné pour des faits similaires. Cela aurait permis d’éviter qu’un employeur récidiviste soit traité comme un premier contrevenant.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que les règles actuelles sur les pénalités administratives restent inchangées : l’administration conserve une large liberté pour fixer le montant des sanctions, sans obligation légale de gradation en cas de récidive.
Cette décision concerne principalement les employeurs qui pourraient être sanctionnés pour des manquements liés à la prévention des violences sexuelles et sexistes dans leur entreprise ou leur organisation. Les règles de sanction restent inchangées pour eux, sans prise en compte automatique de la récidive ou de la gravité des faits.