Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement a été proposé pour modifier les règles encadrant le signalement des violences par les médecins.
L’amendement visait à limiter l’obligation de signalement automatique au procureur de la République aux seules victimes mineures. Pour les victimes majeures, le texte proposait que le médecin doive d’abord tenter d’obtenir leur accord avant de signaler les violences. En cas d’impossibilité d’obtenir cet accord, le médecin aurait été tenu d’informer la victime du signalement et de l’orienter vers des structures d’accompagnement (social, médical ou psychologique).
L’amendement a été rejeté. Cela signifie que les règles actuelles sur le signalement des violences par les médecins restent inchangées : le signalement au procureur peut être effectué sans l’accord préalable de la victime majeure.
Cette décision concerne les victimes majeures de violences sexuelles ou physiques, ainsi que les médecins et professionnels de santé qui les prennent en charge. Elle impacte également les procédures de signalement aux autorités judiciaires en cas de violences avérées.