De quoi s'agit-il ?
Les députés de l'Assemblée nationale ont examiné une motion de censure le 9 novembre 2023. Cette procédure permet aux parlementaires de voter pour ou contre le renversement du gouvernement en place. Elle avait été déposée par Mathilde Panot et 77 autres députés après l'utilisation de l'article 49, alinéa 3 de la Constitution par le gouvernement.
Ce qui était proposé
La motion proposait de renverser le gouvernement en place. Pour être adoptée, elle devait obtenir le soutien d'une majorité absolue des députés, soit au moins 289 voix sur 577. En cas d'adoption, le Premier ministre aurait dû remettre la démission du gouvernement au président de la République.
Le résultat du vote
La motion a été rejetée avec 167 voix pour et aucune voix contre ou abstention. Le gouvernement a donc conservé la confiance de l'Assemblée nationale et a pu poursuivre ses fonctions.
Le débat
- Pour la motion (députés favorables à la censure) :
- Les partisans de la motion estimaient que le gouvernement avait abusé de l'article 49-3, une procédure permettant d'adopter un texte sans vote des députés, ce qui, selon eux, contourne le débat démocratique.
- Ils considéraient que cette pratique affaiblissait le rôle du Parlement et la légitimité des lois.
Qui est concerné ?
Cette décision concerne directement les institutions politiques françaises : le gouvernement reste en place et peut continuer à appliquer sa politique. Pour les citoyens, cela signifie que les projets de loi en cours, notamment ceux adoptés via l'article 49-3, suivent leur processus sans interruption.
Aucun groupe
Aucun groupe
Une motion de censure n'est adoptée que si elle recueille la majorité absolue des députés (289/577). Seuls les députés favorables à la censure votent.