Les députés ont adopté une loi qui organise la restitution des restes humains conservés dans les collections publiques françaises. Ces restes, comme des ossements ou des momies, sont actuellement détenus par des musées, des universités ou d'autres institutions. Le texte vise à permettre à des communautés ou à des descendants de récupérer ces dépouilles pour leur rendre hommage.
La loi proposait d'établir un cadre légal pour la restitution des restes humains détenus par des institutions publiques. Elle définissait les conditions et les étapes à suivre pour que des communautés ou des familles puissent demander et obtenir le retour de ces dépouilles. Le texte prévoyait également un dialogue avec les demandeurs pour évaluer la légitimité des requêtes.
L'Assemblée nationale a adopté cette loi à une large majorité, avec 85 voix pour, aucune contre et 12 abstentions. Cela signifie que la restitution des restes humains détenus par les collections publiques est désormais encadrée par la loi et peut être mise en œuvre.
Cette loi concerne principalement les communautés autochtones, les descendants de personnes dont les restes sont conservés dans les collections publiques, ainsi que les institutions détentrices (musées, universités, etc.). Si vous appartenez à une communauté ou à une famille ayant des ancêtres dont les restes sont détenus par une institution publique, vous pouvez désormais engager une démarche de restitution dans le cadre défini par cette loi.