Dossier législatif
De financement de la sécurité sociale pour 2025
Une motion de censure est un outil prévu par la Constitution française. Elle permet aux députés de demander le renvoi du gouvernement en place. Si elle est adoptée, le Premier ministre et ses ministres doivent démissionner.
Cette motion a été déposée après que le gouvernement a utilisé l’article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 sans vote des députés. Ce mécanisme permet au gouvernement d’engager sa responsabilité sur un texte, ce qui peut déclencher une motion de censure en réponse.
La motion de censure proposait de renverser le gouvernement actuel. Cela aurait entraîné la démission du Premier ministre et de l’ensemble des ministres. Le texte visait à contester la manière dont le gouvernement a fait adopter le budget de la sécurité sociale pour 2025.
La motion de censure a été rejetée car elle n’a obtenu que 121 voix en sa faveur, alors qu’il en fallait au moins 289 (majorité absolue des députés) pour qu’elle soit adoptée. Le gouvernement reste donc en place et le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 est considéré comme adopté.
Cette décision concerne directement les citoyens qui bénéficient des prestations de la sécurité sociale (retraités, malades, familles, allocataires), car le budget 2025 pour ces dépenses est désormais définitivement adopté. Elle concerne aussi les professionnels de santé et les hôpitaux, dont les financements dépendent de ce budget.
Une motion de censure n'est adoptée que si elle recueille la majorité absolue des députés (289/577). Seuls les députés favorables à la censure votent.