Étendre la confiscation aux comptes, véhicules ou outils détenus par des tiers complices des fraudes fiscales organisées.
l'amendement n° 548 de M. Dessigny à l'article 19 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la lutte contre les fraudes fiscales et sociales. Ce projet de loi vise à mieux détecter et sanctionner les fraudes qui privent l'État de ressources financières. L'amendement rejeté concernait spécifiquement les outils utilisés pour commettre ces fraudes, comme des comptes bancaires ou des véhicules.
L'amendement proposait d'ajouter une règle permettant de saisir et confisquer les objets ou comptes ayant servi à commettre une fraude fiscale organisée, même s'ils appartiennent à un tiers (une autre personne ou une entreprise) qui en a facilité l'usage. Par exemple, un téléphone, un terminal de paiement ou une voiture utilisés pour dissimuler des revenus frauduleux.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu sans cette modification.
- Pour :
Les partisans de l'amendement estimaient que cette mesure aurait permis de mieux lutter contre les fraudes complexes, comme celles liées au blanchiment d'argent ou au narcotrafic. Elle aurait aussi clarifié les règles pour les enquêteurs et les juges.
- Contre :
Les opposants craignaient que cette mesure ne crée des risques pour les tiers innocents, comme des proches ou des employés, dont les biens pourraient être saisis sans preuve suffisante de leur implication. Certains jugeaient aussi que les règles existantes étaient déjà suffisantes.
Cette décision concerne principalement les personnes ou entreprises impliquées dans des fraudes fiscales organisées, ainsi que les enquêteurs et magistrats chargés de ces dossiers. Les tiers (comme des prête-noms ou des associés) ne seront pas soumis à cette règle de saisie élargie.
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