Ne pas alourdir les sanctions pour mise à disposition d'outils de fraude, actuellement punie de 3 ans de prison et 250 000 € d'amende
l'amendement n° 636 de Mme Feld de suppression de l'article 19 du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Vous assistez à un vote sur un projet de loi qui vise à modifier les règles pour mieux identifier et sanctionner les fraudes aux aides sociales et aux impôts. Ce texte cherche à récupérer des sommes d'argent perdues chaque année en raison de ces fraudes, afin de les utiliser pour financer les services publics comme les hôpitaux ou les écoles.
L'amendement rejeté portait sur une mesure précise de ce projet : l'article 19, qui traite des outils permettant à l'administration de croiser plus facilement les données pour détecter les fraudes.
L'amendement n° 636, porté par la députée Mme Feld, proposait de supprimer entièrement l'article 19 du projet de loi. Cet article prévoit d'autoriser les administrations (comme les caisses de sécurité sociale ou les services fiscaux) à partager automatiquement certaines informations sur les citoyens pour repérer des fraudes potentielles.
L'amendement a été rejeté par 90 voix contre 21. L'article 19 est donc maintenu dans le projet de loi, ce qui signifie que les administrations pourront continuer à échanger des données pour lutter contre les fraudes sociales et fiscales.
Cette décision impacte directement tous les citoyens qui perçoivent des aides sociales (comme les allocations chômage ou les aides au logement) ou qui paient des impôts, car les administrations pourront désormais croiser plus facilement leurs données pour vérifier d'éventuelles fraudes.
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