Appliquer des pénalités de 40 % aux professionnels facilitant la sous-évaluation de la base taxable, même sans fraude avérée.
l'amendement n° 637 de Mme Feld à l'article 19 bis du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Vous examinez un vote sur une mesure liée à la lutte contre les fraudes fiscales. Ce projet de loi vise à mieux détecter et sanctionner les fraudes aux impôts et aux cotisations sociales. L'amendement rejeté portait sur les sanctions contre les professionnels (comme les cabinets de conseil) qui aident des contribuables à réduire artificiellement leurs impôts.
L'amendement proposait d'ajouter une nouvelle sanction pour les professionnels du conseil fiscal. La mesure clé était d'étendre les pénalités aux cas où ces professionnels aident un contribuable à « crédibiliser » une sous-évaluation de ses revenus ou de son patrimoine face à l'administration fiscale. Aujourd'hui, ces sanctions ne s'appliquent que si une fraude très grave (avec une pénalité de 80 %) est prouvée. L'amendement visait à les appliquer aussi pour des fraudes moins graves (pénalité de 40 %).
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu, sans cette extension des sanctions.
Cette décision impacte directement les professionnels du conseil fiscal (avocats, experts-comptables, cabinets spécialisés) et, indirectement, les contribuables qui font appel à leurs services pour optimiser leurs impôts.