Empêcher le transfert de ces missions à l'État prévu par le projet de loi.
le sous-amendement n° 784 de M. Davi à l'amendement n° 331 (2ème rect.) du Gouvernement à l'article 25 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense
Vous votez ici sur un texte qui fixe les budgets et les priorités de l’armée française pour la période 2024-2030. Ce projet de loi détermine combien d’argent sera alloué aux équipements militaires (avions, chars, drones, etc.), aux effectifs des armées, et aux missions de défense nationale. L’article 25 concernait spécifiquement les règles encadrant les contrats passés entre l’État et les entreprises privées pour des missions de sécurité ou de défense, comme la protection des sites sensibles ou la logistique militaire.
Ce projet de loi a été présenté par le gouvernement et discuté pour la première fois à l’Assemblée nationale. Pour en savoir plus sur son contenu global, vous pouvez consulter le dossier législatif complet.
Le sous-amendement n° 784, déposé par le député Thomas Davi, proposait de modifier les conditions dans lesquelles l’État peut faire appel à des entreprises privées pour des missions de sécurité ou de défense. Concrètement, il visait à :
- Ajouter des critères stricts pour sélectionner ces entreprises, notamment en vérifiant leur indépendance vis-à-vis d’intérêts étrangers ou de groupes d’influence.
- Renforcer les contrôles sur les sous-traitants travaillant pour ces entreprises, afin de limiter les risques de conflits d’intérêts ou d’ingérences.
Ce sous-amendement venait en réponse à un amendement du gouvernement (n° 331), qui proposait déjà des ajustements sur les mêmes contrats, mais sans inclure ces garanties supplémentaires.
Ce sous-amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale (20 voix pour, 66 contre, 6 abstentions). Cela signifie que les règles initiales proposées par le gouvernement pour les contrats avec les entreprises privées sont maintenues, sans les critères supplémentaires demandés par Thomas Davi.
Cette décision impacte directement les entreprises privées qui travaillent avec l’État pour des missions de sécurité ou de défense, ainsi que les services de l’État chargés de superviser ces contrats. Les citoyens ne sont pas directement touchés dans leur quotidien, mais cette mesure aurait pu influencer la manière dont l’armée et les services de renseignement externalisent certaines de leurs missions.