Empêcher le transfert de ces missions à l'État prévu par le projet de loi.
le sous-amendement n° 784 de M. Davi à l'amendement n° 331 (2ème rect.) du Gouvernement à l'article 25 du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (première lecture).
Dossier législatif
Actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositio...
Les députés ont voté sur un texte lié à la préparation de la France face aux crises sanitaires. Ce texte fait partie d’un projet de loi plus large qui fixe les budgets et les priorités de l’armée française pour 2024-2030. L’article 25 de ce projet de loi traite spécifiquement de la gestion des stocks de produits médicaux et de la réserve sanitaire, c’est-à-dire les moyens humains et matériels mobilisables en cas d’urgence (épidémie, catastrophe, etc.).
Ce vote ne concerne pas directement les militaires, mais la manière dont l’État organise la protection de la population en cas de crise sanitaire grave.
Le sous-amendement n° 784, porté par un député, proposait de supprimer le transfert à l’État de la gestion des stocks stratégiques de produits médicaux et de la réserve sanitaire. Aujourd’hui, ces missions sont assurées par Santé publique France, une agence publique spécialisée. Le gouvernement souhaitait les confier directement à l’État via un nouveau service.
Concrètement, ce sous-amendement visait à maintenir Santé publique France comme responsable :
- De la production et de la distribution des produits médicaux nécessaires en cas de crise (masques, médicaments, vaccins, etc.).
- De la gestion de la réserve sanitaire, composée de professionnels de santé volontaires pour intervenir en urgence.
Ce sous-amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que le texte initial du gouvernement est maintenu : la gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire sera bien transférée à l’État, et non plus assurée par Santé publique France.
Cette décision impacte directement :
- Santé publique France, qui perdra la gestion des stocks stratégiques et de la réserve sanitaire.
- Les professionnels de santé volontaires de la réserve sanitaire, dont les conditions de mobilisation pourraient évoluer.
- Les citoyens, car les modalités de préparation et de réponse aux crises sanitaires seront désormais pilotées directement par l’État, et non plus par une agence indépendante.
Pour suivre l’évolution de ce projet de loi, vous pouvez consulter son dossier législatif.