Créer une suspension conservatoire dès la mise en examen ou la saisine disciplinaire pour violences sexuelles ou atteintes à l'intégrité des patients, notamment mineurs.
le sous-amendement n° 1210 de M. Arnaud Bonnet à l'amendement n° 1050 de Mme Colin-Oesterlé à l'article 5 du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur un texte lié à la protection des enfants. Ce projet de loi vise à modifier les règles pour mieux protéger les mineurs en danger ou en situation de vulnérabilité, notamment en encadrant les activités des professionnels en contact avec eux. L’article 5 du projet de loi traite des contrôles d’honorabilité : il s’agit de vérifier si une personne travaillant avec des enfants ou des personnes vulnérables a fait l’objet de condamnations ou de mises en examen pour des infractions graves, comme des violences ou des agressions sexuelles.
Le sous-amendement rejeté proposait d’ajouter deux nouvelles règles pour les professionnels de santé (médecins, infirmiers, etc.) en contact avec des patients, en particulier des mineurs ou des personnes vulnérables.
Ces règles auraient été applicables trois mois après la publication de la loi, sans attendre les autres dispositions du projet de loi.
Ce sous-amendement n’a pas été retenu. Le texte initial de l’article 5, qui harmonise les contrôles d’honorabilité pour les professionnels travaillant avec des mineurs ou des personnes vulnérables, est donc maintenu sans ces ajouts.
Cette décision concerne directement les professionnels de santé (médecins, infirmiers, etc.) en contact avec des patients, ainsi que les agences régionales de santé (ARS) et les employeurs de ces professionnels. Les mineurs et les personnes vulnérables, qui auraient pu bénéficier d’une protection renforcée en cas d’adoption du sous-amendement, ne voient pas ce dispositif entrer en vigueur.