Maintenir les règles actuelles de confusion des peines pour les infractions sexuelles commises sur des mineurs de moins de 15 ans.
l'amendement n° 937 de Mme Cathala et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 11 bis du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur une mesure du projet de loi relatif à la protection des enfants. Ce projet vise à modifier les règles pour mieux protéger les mineurs victimes de violences, notamment sexuelles. L’article 11 bis, au cœur de ce vote, proposait une exception aux règles habituelles sur le cumul des peines pour les crimes et délits sexuels commis sur des enfants de moins de 15 ans.
Les députés proposaient de supprimer l’article 11 bis du projet de loi. Cet article prévoyait que, pour les infractions sexuelles commises sur un ou plusieurs mineurs de moins de 15 ans, les peines prononcées pourraient se cumuler sans limite et sans possibilité de les fusionner (on parle de confusion des peines). Aujourd’hui, le code pénal limite déjà ce cumul pour éviter des peines excessives, tout en permettant aux juges d’adapter la sanction à la gravité des faits.
L’amendement de suppression a été rejeté. Cela signifie que l’article 11 bis est maintenu dans le projet de loi et entrera en vigueur si la loi est adoptée. Les peines pour les crimes et délits sexuels sur mineurs de moins de 15 ans pourront donc se cumuler sans plafond ni possibilité de les fusionner.
Cette décision impacte directement les auteurs condamnés pour des crimes ou délits sexuels sur des mineurs de moins de 15 ans, ainsi que les juges chargés de prononcer les peines. Les victimes et leurs familles sont également concernées, car le système judiciaire appliquera cette nouvelle règle si la loi est définitivement adoptée.
Pour suivre l’évolution de ce projet de loi, vous pouvez consulter son dossier législatif.
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