Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte prévoit notamment la création de pôles spécialisés dans les tribunaux pour traiter ces affaires. L'amendement rejeté portait sur la manière de désigner les magistrats chargés de coordonner ces pôles.
L'amendement proposait de modifier la nomination des magistrats coordonnateurs en matière de violences sexuelles et intrafamiliales. Il visait à supprimer la possibilité pour le président du tribunal de désigner lui-même ces magistrats parmi les juges déjà en poste. À la place, seuls les juges nommés par décret à un poste spécifique de « juge des violences sexuelles et intrafamiliales » auraient pu être désignés comme coordonnateurs. Cela aurait garanti que ces magistrats soient dédiés uniquement à cette mission, sans cumuler d'autres fonctions.
L'amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. La mesure initiale est donc maintenue : le président du tribunal et le procureur de la République continueront à désigner les magistrats coordonnateurs parmi les juges déjà en poste, sans obligation de créer des postes dédiés.
Cette décision concerne principalement les magistrats chargés de traiter les affaires de violences sexuelles et intrafamiliales, ainsi que les victimes de ces violences, dont le traitement des dossiers pourrait être impacté par l'organisation des pôles spécialisés dans les tribunaux.
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