Lorsque la victime souhaite déposer plainte, l'officier de police judiciaire ne pourrait pas lui conseiller de déposer une main courante à la place.
l'amendement n° 1028 de Mme Roullaud après l'article 3 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à améliorer la prévention, le signalement et la répression de ces violences. Un amendement a été proposé pour encadrer les pratiques des policiers lors du dépôt de plaintes par les victimes.
L’amendement proposait d’interdire aux officiers de police judiciaire de conseiller à une victime de déposer une main courante plutôt qu’une plainte, si cette dernière souhaite effectivement porter plainte. Une main courante ne déclenche pas d’enquête judiciaire, contrairement à une plainte, qui est transmise au procureur de la République.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que cette mesure n’a pas été retenue et que le texte initial de la proposition de loi reste inchangé sur ce point.
Cette décision concerne principalement les victimes de violences sexuelles ou sexistes qui souhaitent déposer plainte. Si vous êtes dans cette situation, les policiers pourront toujours vous proposer une main courante plutôt qu’une plainte, selon leur appréciation de la situation.
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