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Scrutin n° 8513 · Assemblée nationaleNe pas étendre la garde à vue à 96 heures pour les viols sérielsTitre explicatif

Rejeté

Maintenir la durée maximale actuelle de garde à vue en matière de viols sériels, sans dérogation au droit commun

Titre officiel

l'amendement n° 414 de Mme Cathala et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 15 ter de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Amendement5 octobre 2026117 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

PPL 54776En discussion

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Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement proposait de supprimer un article précis de ce texte, l’article 15 ter, qui modifiait les règles de la garde à vue dans certains cas.

Ce qui était proposé

L’amendement visait à supprimer l’article 15 ter de la proposition de loi. Cet article prévoyait d’allonger la durée maximale de la garde à vue à 96 heures (au lieu de 48 heures en droit commun) pour les enquêtes sur des viols sériels ou des violences sexuelles répétées. Cette mesure devait permettre aux enquêteurs de disposer de plus de temps pour analyser des preuves, comme des données numériques, ou identifier des victimes potentielles.

Le résultat du vote

L’amendement de suppression a été rejeté par 88 voix contre 27. Cela signifie que l’article 15 ter est maintenu dans la proposition de loi : la durée de garde à vue pourra donc être prolongée à 96 heures dans les cas visés.

Le débat

  • Pour la suppression (partisans de l’amendement) :
    • Les députés favorables à la suppression estimaient que cet allongement de la garde à vue ne résout pas le manque de moyens humains et financiers dans les enquêtes. Selon eux, le problème vient d’un sous-effectif dans les services de police judiciaire, notamment pour l’analyse des preuves numériques, et non d’un manque de temps.
    • Ils soulignaient aussi que des outils juridiques existent déjà pour poursuivre les investigations sans prolonger la garde à vue, et que cette mesure risquait de porter atteinte aux libertés individuelles sans efficacité prouvée.
  • Contre la suppression (opposants à l’amendement) :
    • Les députés opposés à la suppression défendaient l’article 15 ter en arguant que 96 heures étaient nécessaires pour mener des enquêtes complexes, comme celles impliquant des viols sériels ou des réseaux de violences. Ils estimaient que ce délai supplémentaire permettrait de mieux protéger les victimes en recueillant davantage de preuves.
    • Ils rejetaient l’idée que cette mesure masquait un manque de moyens, affirmant qu’elle répondait à un besoin opérationnel réel pour les enquêteurs.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les personnes suspectées dans des affaires de viols sériels ou de violences sexuelles répétées, qui pourront être placées en garde à vue jusqu’à 96 heures. Elle concerne aussi les enquêteurs, qui disposeront de plus de temps pour mener leurs investigations, ainsi que les victimes, dont les dossiers pourraient être traités avec des délais étendus pour l’analyse des preuves.

Pour en savoir plus sur le texte : Dossier législatif de la proposition de loi.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(16)
ECOS100%(8)
GDR100%(3)

Contre

EPR96%(23)
DR100%(4)
HOR100%(7)
SOC100%(18)
LIOT100%(2)
DEM83%(6)
UDR100%(3)
RN100%(27)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(16)
ECOS100%(8)
GDR100%(3)

Contre

EPR96%(23)
DR100%(4)
HOR100%(7)
SOC100%(18)
LIOT100%(2)
DEM83%(6)
UDR100%(3)
RN100%(27)
Résultat du vote
27
88
2
Pour: 27 (23.1%)
Contre: 88 (75.2%)
Abstention: 2 (1.7%)
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