Maintenir la durée maximale actuelle de garde à vue en matière de viols sériels, sans dérogation au droit commun
l'amendement n° 414 de Mme Cathala et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 15 ter de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement proposait de supprimer un article précis de ce texte, l’article 15 ter, qui modifiait les règles de la garde à vue dans certains cas.
L’amendement visait à supprimer l’article 15 ter de la proposition de loi. Cet article prévoyait d’allonger la durée maximale de la garde à vue à 96 heures (au lieu de 48 heures en droit commun) pour les enquêtes sur des viols sériels ou des violences sexuelles répétées. Cette mesure devait permettre aux enquêteurs de disposer de plus de temps pour analyser des preuves, comme des données numériques, ou identifier des victimes potentielles.
L’amendement de suppression a été rejeté par 88 voix contre 27. Cela signifie que l’article 15 ter est maintenu dans la proposition de loi : la durée de garde à vue pourra donc être prolongée à 96 heures dans les cas visés.
Cette décision impacte directement les personnes suspectées dans des affaires de viols sériels ou de violences sexuelles répétées, qui pourront être placées en garde à vue jusqu’à 96 heures. Elle concerne aussi les enquêteurs, qui disposeront de plus de temps pour mener leurs investigations, ainsi que les victimes, dont les dossiers pourraient être traités avec des délais étendus pour l’analyse des preuves.
Pour en savoir plus sur le texte : Dossier législatif de la proposition de loi.
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