Supprimer l'ajout de circonstances aggravantes, le cumul de peines et l'extension de la période de sûreté pour les viols avec circonstances aggravantes
l'amendement n° 418 de Mme Cathala et l'amendement identique suivant de suppression de l'article 16 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à renforcer la lutte contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cette séance, ils ont voté sur un amendement visant à supprimer un article clé de ce texte, l’article 16, qui modifiait les peines encourues pour certains crimes et délits sexuels.
L’amendement n° 418 et un amendement identique proposaient de supprimer l’article 16 de la proposition de loi. Cet article prévoyait notamment :
- Une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour les meurtres commis sur une personne en situation de prostitution.
- L’extension de la période de sûreté à tous les viols commis avec circonstances aggravantes, c’est-à-dire une période pendant laquelle le condamné ne peut pas bénéficier de réductions de peine ou de permissions de sortie.
- De nouvelles circonstances aggravantes pour les viols, comme le fait que l’agresseur ait enregistré les faits ou que la victime soit en situation de prostitution, pouvant porter la peine maximale à trente ans de réclusion criminelle.
Les députés ont rejeté cet amendement de suppression. L’article 16 est donc maintenu dans la proposition de loi, qui continue son parcours législatif.
Cette décision impacte directement :
- Les victimes de violences sexuelles, notamment celles en situation de prostitution, pour qui les peines encourues par les agresseurs seront plus lourdes.
- Les auteurs de ces infractions, qui pourraient être condamnés à des peines plus sévères, notamment en cas de circonstances aggravantes.
- Les professionnels de la justice et de la police, qui devront appliquer ces nouvelles règles, sans que des moyens supplémentaires ne soient pour l’instant prévus pour renforcer leurs effectifs ou leurs outils d’enquête.
Pour suivre l’évolution de cette proposition de loi : Dossier législatif sur les violences sexuelles et sexistes.