Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes subies par les femmes et les enfants. Ce texte cherche à améliorer la prévention, la protection des victimes et les sanctions contre les auteurs de ces violences. L’article 15, adopté lors de ce vote, en fait partie.
L’article 15 de cette proposition de loi prévoyait de créer un délai de prescription spécifique pour les crimes sexuels commis sur des mineurs. Concrètement, ce délai aurait été étendu à trente ans à partir de la majorité de la victime, soit jusqu’à ses 48 ans. Cela signifie qu’une victime mineure au moment des faits aurait pu porter plainte jusqu’à cet âge, même si les violences ont eu lieu des années plus tôt.
Les députés ont adopté cet article à une large majorité (81 voix pour, 0 contre, 15 abstentions). Cette mesure entre donc en vigueur et modifie les règles actuelles sur les délais pour engager des poursuites en cas de crimes sexuels sur mineurs.
Cette décision impacte directement les victimes de crimes sexuels commis lorsqu’elles étaient mineures, ainsi que les auteurs de ces violences. Elle concerne également les professionnels de la justice (juges, avocats, enquêteurs) chargés de traiter ces affaires. Si vous ou un proche avez été victime de violences sexuelles dans l’enfance, ce nouveau délai vous permet désormais de porter plainte jusqu’à vos 48 ans.
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