Instaurer un entretien individuel annuel, confidentiel et adapté, pour chaque enfant scolarisé ou non, dès 3 ans, mené par un professionnel formé hors présence des parents.
l'amendement n° 1076 de Mme Cathala à l'article 30 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte prévoit plusieurs mesures pour mieux prévenir, détecter et sanctionner ces violences. L'amendement rejeté portait sur un dispositif spécifique : un entretien annuel obligatoire pour les enfants scolarisés ou non, dès l'âge de trois ans.
L'amendement proposait d'instaurer un entretien individuel annuel obligatoire pour chaque enfant, dès la maternelle et jusqu'à sa majorité. Cet entretien aurait eu pour but d'évaluer sa santé physique et psychique, et de repérer d'éventuelles violences. Il aurait été mené par des professionnels formés, dans un cadre confidentiel et sans la présence des parents. L'amendement prévoyait aussi des garanties pour les enfants en situation de handicap ou non scolarisés, ainsi que des modalités pour que l'entretien soit conduit dans une langue comprise par l'enfant.
L'Assemblée nationale a rejeté cet amendement. Cela signifie que cette mesure d'entretien annuel obligatoire n'a pas été retenue dans la proposition de loi. Le texte initial, qui ne prévoit pas ce dispositif, est donc maintenu.
Cette décision concerne directement les enfants scolarisés ou non, dès l'âge de trois ans, ainsi que leurs familles. Elle impacte aussi les professionnels de l'éducation et de la santé scolaire, qui auraient pu être chargés de mener ces entretiens si la mesure avait été adoptée.
Aucun groupe