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Scrutin n° 8546 · Assemblée nationaleFixer des peines minimales pour les violences sexuelles et intrafamiliales en récidiveTitre explicatif

Rejeté

Appliquer des seuils de prison incompressibles pour les crimes et délits commis en état de récidive légale, avec possibilité de dérogation motivée par le juge.

Titre officiel

l'amendement n° 234 de M. Ménagé après l'article 18 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Amendement6 octobre 2026166 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

PPL 54776En discussion

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De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à renforcer la protection des victimes et à durcir les sanctions contre les auteurs de ces violences. Un amendement a été proposé pour modifier les peines minimales encourues en cas de récidive.

Ce qui était proposé

L'amendement proposait d’instaurer des peines minimales obligatoires pour les auteurs de violences intrafamiliales ou sexuelles déjà condamnés une première fois. Par exemple :
- Un viol, normalement puni de 15 ans de prison, aurait dû être sanctionné par au moins 5 ans de prison en cas de récidive.
- Pour les délits, comme des violences punies de 5 ans de prison, la peine minimale en cas de récidive aurait été de 2 ans.

Les juges auraient pu déroger à ces seuils uniquement en motivant leur décision, par exemple si l’auteur présentait des garanties de réinsertion.

Le résultat du vote

L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Les peines minimales pour les auteurs de violences en récidive ne sont donc pas modifiées. Les juges conservent leur liberté actuelle pour fixer les peines.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans de l’amendement estimaient que les violences sexuelles et intrafamiliales en récidive devaient être sanctionnées plus sévèrement. Ils soulignaient que les peines actuelles pouvaient être trop clémentes, même pour des crimes graves comme le viol.
    • Ils considéraient que la clémence devait être justifiée par le juge, et non la règle par défaut.
  • Contre :
    • Les opposants craignaient que des peines minimales obligatoires limitent la liberté des juges d’adapter la sanction à chaque situation. Ils estimaient que cela pouvait conduire à des peines disproportionnées, sans tenir compte des circonstances ou des efforts de réinsertion de l’auteur.
    • Certains jugeaient que cette mesure risquait de surcharger les prisons sans nécessairement réduire les violences.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne principalement les auteurs de violences sexuelles ou intrafamiliales déjà condamnés, ainsi que les victimes de ces violences. Les juges conservent leur pouvoir d’appréciation pour fixer les peines en fonction de chaque cas.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(52)
DR100%(11)
UDR100%(3)
NI100%(2)

Contre

SOC100%(32)
EPR96%(27)
DEM100%(6)
HOR80%(5)
LIOT100%(2)
ECOS100%(9)
GDR100%(1)
LFI-NFP100%(16)

Abstention

Aucun groupe

Pour

RN100%(52)
DR100%(11)
UDR100%(3)
NI100%(2)

Contre

SOC100%(32)
EPR96%(27)
DEM100%(6)
HOR80%(5)
LIOT100%(2)
ECOS100%(9)
GDR100%(1)
LFI-NFP100%(16)
Résultat du vote
68
96
2
Pour: 68 (41.0%)
Contre: 96 (57.8%)
Abstention: 2 (1.2%)
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