Appliquer des seuils de prison incompressibles pour les crimes et délits, sauf motivation exceptionnelle du juge, dès la première condamnation.
l'amendement n° 236 de M. Ménagé après l'article 18 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à renforcer la prévention et les sanctions contre ces violences. Un amendement proposé par le député Thomas Ménagé visait à modifier les peines encourues pour ces infractions.
L'amendement proposait d'instaurer des peines minimales obligatoires pour les crimes et délits de violences intrafamiliales ou sexuelles et sexistes. Par exemple :
- Un viol, normalement puni de 15 ans de prison, n'aurait pas pu être sanctionné par moins de 5 ans d'emprisonnement.
- Pour les délits, comme des violences conjugales punies de 5 ans de prison, la peine minimale aurait été fixée à 2 ans.
Les juges auraient pu déroger à ces minimums uniquement dans des cas exceptionnels, par une décision motivée.
L'amendement a été rejeté par 97 voix contre 68. Cela signifie que les peines minimales obligatoires pour ces violences ne sont pas instaurées. Les juges conservent leur liberté actuelle pour adapter les peines en fonction des circonstances.
Cette décision concerne directement les auteurs de violences intrafamiliales ou sexuelles et sexistes, ainsi que les victimes de ces infractions. Les juges conservent leur pouvoir d'appréciation pour fixer les peines en fonction des circonstances de chaque affaire.
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