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  4. Vote n°8545

Scrutin n° 8545 · Assemblée nationaleInstaurer des peines minimales pour les violences intrafamiliales et sexuellesTitre explicatif

Rejeté

Appliquer des seuils de prison incompressibles pour les crimes et délits, sauf motivation exceptionnelle du juge, dès la première condamnation.

Titre officiel

l'amendement n° 236 de M. Ménagé après l'article 18 bis de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Amendement6 octobre 2026169 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

PPL 54776En discussion

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Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à renforcer la prévention et les sanctions contre ces violences. Un amendement proposé par le député Thomas Ménagé visait à modifier les peines encourues pour ces infractions.

Ce qui était proposé

L'amendement proposait d'instaurer des peines minimales obligatoires pour les crimes et délits de violences intrafamiliales ou sexuelles et sexistes. Par exemple :
- Un viol, normalement puni de 15 ans de prison, n'aurait pas pu être sanctionné par moins de 5 ans d'emprisonnement.
- Pour les délits, comme des violences conjugales punies de 5 ans de prison, la peine minimale aurait été fixée à 2 ans.

Les juges auraient pu déroger à ces minimums uniquement dans des cas exceptionnels, par une décision motivée.

Le résultat du vote

L'amendement a été rejeté par 97 voix contre 68. Cela signifie que les peines minimales obligatoires pour ces violences ne sont pas instaurées. Les juges conservent leur liberté actuelle pour adapter les peines en fonction des circonstances.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans de l'amendement estimaient que les peines minimales auraient permis de mieux protéger les victimes dès la première condamnation. Ils soulignaient que près de la moitié des femmes tuées par leur partenaire avaient déjà subi des violences auparavant.
    • Ils considéraient que ces mesures auraient envoyé un signal fort contre l'impunité et renforcé la dissuasion.
  • Contre :
    • Les opposants craignaient que des peines minimales ne limitent la capacité des juges à adapter les sanctions aux situations individuelles, risquant des condamnations disproportionnées.
    • Ils estimaient que ces mesures auraient pu alourdir le système judiciaire sans garantir une meilleure protection des victimes.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne directement les auteurs de violences intrafamiliales ou sexuelles et sexistes, ainsi que les victimes de ces infractions. Les juges conservent leur pouvoir d'appréciation pour fixer les peines en fonction des circonstances de chaque affaire.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN100%(52)
DR100%(11)
UDR100%(3)
NI50%(2)

Contre

EPR89%(28)
LIOT100%(2)
HOR60%(5)
LFI-NFP100%(17)
DEM100%(5)
ECOS100%(10)
SOC100%(33)
GDR100%(1)

Abstention

Aucun groupe

Pour

RN100%(52)
DR100%(11)
UDR100%(3)
NI50%(2)

Contre

EPR89%(28)
LIOT100%(2)
HOR60%(5)
LFI-NFP100%(17)
DEM100%(5)
ECOS100%(10)
SOC100%(33)
GDR100%(1)
Résultat du vote
68
97
4
Pour: 68 (40.2%)
Contre: 97 (57.4%)
Abstention: 4 (2.4%)
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