Ajouter l'allaitement comme motif de discrimination dans le code pénal, le code du travail et la fonction publique
l'amendement n° 734 de Mme de Pélichy après l'article 18 de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Dans ce cadre, ils ont voté un amendement visant à mieux protéger les femmes qui allaitent en public contre les discriminations.
L’amendement proposait d’ajouter le motif d’allaitement aux listes des discriminations interdites par la loi. Concrètement, cela signifie que refuser l’accès à un lieu public ou privé ouvert au public (comme un restaurant, un musée ou une piscine) à une femme parce qu’elle allaite son enfant deviendrait une discrimination punissable par la loi. Cette protection s’appliquerait également dans le monde du travail et pour les fonctionnaires.
L’amendement a été adopté à l’unanimité (182 voix pour). Cela signifie que cette mesure entre en vigueur et s’applique désormais dans le code pénal, le code du travail et le code de la fonction publique.
Cette décision concerne directement les femmes qui allaitent leur enfant en public ou au travail, ainsi que les employeurs, les fonctionnaires et les responsables de lieux accueillant du public (comme les commerces, les transports ou les établissements culturels). Si vous allaitez votre enfant, vous ne pourrez plus être exclue, humiliée ou empêchée d’accéder à un lieu ouvert au public pour cette raison.
Pour plus d’informations sur la proposition de loi : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants.
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