Ajouter les enfants instruits à domicile ou hors établissements scolaires, et garantir un entretien dans une langue comprise par l'enfant.
le sous-amendement n° 1325 de Mme Legrain à l'amendement n° 1146 (rect.) de M. Balanant à l'article 30 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).
Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. L’article 30 de ce texte prévoyait la mise en place d’un entretien individuel annuel obligatoire pour tous les élèves, afin de détecter d’éventuelles violences et de les protéger. Un amendement avait déjà modifié cette mesure pour en réduire la fréquence pendant une période transitoire.
Le sous-amendement n°1325 proposait d’étendre cet entretien à tous les enfants de 3 ans et plus, y compris ceux qui ne sont pas scolarisés (par exemple, ceux instruits à domicile). Il demandait aussi que l’entretien soit conduit dans une langue comprise par l’enfant, pour garantir sa compréhension et son accès au dispositif.
Le sous-amendement a été rejeté par 141 voix contre et 114 pour. Cela signifie que seuls les enfants scolarisés dans les établissements publics ou privés sous contrat bénéficieront de l’entretien, et que la langue utilisée ne sera pas systématiquement adaptée à celle de l’enfant.
Cette décision impacte les enfants non scolarisés en France, notamment ceux instruits à domicile ou vivant dans les territoires ultramarins, qui ne bénéficieront pas de l’entretien de dépistage des violences. Elle concerne aussi les enfants allophones, pour qui l’entretien ne sera pas systématiquement adapté à leur langue.
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