Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à mieux protéger les femmes et les enfants contre les violences sexuelles et sexistes. Ce texte vise notamment à adapter les règles pénales aux nouvelles formes de prédation en ligne, comme le grooming (manipulation d’un mineur pour obtenir des images ou des faveurs sexuelles).
L’amendement adopté élargit la définition pénale des sollicitations interdites envers les mineurs. Jusqu’ici, la loi punissait un majeur qui demandait à un mineur de lui envoyer des images à caractère pornographique. La nouvelle mesure interdit aussi de demander des images d’un mineur dénudé ou partiellement dénudé, même si ces images ne sont pas considérées comme pornographiques. L’objectif est d’agir plus tôt, avant que la situation ne dégénère en exploitation sexuelle ou en sextorsion (chantage à la diffusion d’images intimes).
L’Assemblée nationale a adopté cet amendement. Cette mesure entre en vigueur et modifie le code pénal pour inclure ces nouvelles protections.
Cette décision concerne directement les mineurs, qui bénéficient désormais d’une protection renforcée contre les sollicitations en ligne. Elle impacte aussi les adultes qui pourraient être poursuivis pour des demandes d’images dénudées, même si celles-ci ne sont pas explicitement pornographiques. Les forces de l’ordre et les magistrats devront appliquer cette nouvelle règle dans leurs enquêtes et jugements.