Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes...
Les députés ont examiné un amendement dans le cadre d'une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte cherche à améliorer la protection des victimes et à renforcer les sanctions contre les auteurs de violences. L'amendement rejeté portait sur une modification du code pénal liée à la non-représentation d'enfant.
L'amendement proposait d'abroger le délit de non-représentation d’enfant, c'est-à-dire de supprimer la peine encourue par un parent qui ne remet pas son enfant à l’autre parent conformément à une décision de justice (par exemple, en cas de garde alternée). Cette mesure visait à éviter que des parents protecteurs, souvent des mères, ne soient poursuivis pour ce délit lorsqu’ils refusent de confier leur enfant à un parent violent.
L'amendement a été rejeté par l'Assemblée nationale. Cela signifie que le délit de non-représentation d’enfant reste en vigueur dans le code pénal. Les poursuites pourront donc continuer à être engagées contre les parents qui ne respectent pas les décisions de justice en matière de garde d’enfant.
Cette décision concerne principalement les parents séparés ou divorcés, en particulier ceux qui sont en conflit sur la garde de leurs enfants. Si vous êtes dans cette situation, le délit de non-représentation d’enfant reste applicable : vous pouvez être poursuivi si vous ne respectez pas une décision de justice concernant la garde de votre enfant, sauf si vous pouvez prouver un motif légitime (comme un risque de violence).