Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi destinée à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Ce texte vise à améliorer la protection des victimes et les conditions dans lesquelles leur parole est recueillie par la justice. L’amendement adopté concerne spécifiquement les droits des mineurs victimes lors de leurs auditions par les enquêteurs.
L’amendement n° 448 proposait de supprimer une phrase autorisant l’exclusion de l’avocat de l’enfant lors de certaines auditions. Cette phrase, ajoutée en commission, permettait d’écarter l’avocat si sa présence était jugée susceptible de « compromettre le bon recueil de la parole du mineur ». Les partisans de l’amendement estimaient que cette exception affaiblissait le droit de l’enfant à être assisté par un avocat pendant toute la procédure.
L’Assemblée nationale a adopté cet amendement. La phrase permettant d’écarter l’avocat lors des auditions a donc été supprimée. Cela signifie que l’avocat de l’enfant devra désormais être présent à toutes les étapes de son audition, sans exception.
Cette décision concerne directement les mineurs victimes de violences sexuelles ou sexistes, ainsi que leurs avocats et les professionnels de la justice (enquêteurs, magistrats) chargés de recueillir leur parole. Elle s’applique également aux familles des victimes, qui verront désormais l’avocat de l’enfant présent à toutes les auditions.
Pour en savoir plus sur le texte global : Dossier législatif sur la réponse intégrale aux violences sexuelles et sexistes.
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