Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes envers les femmes et les enfants. Lors de cet examen, un amendement a été proposé pour renforcer le rôle des représentants du personnel dans les entreprises en matière de prévention de ces violences.
L’amendement visait à accorder davantage de temps et de formation aux référents chargés de lutter contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes dans les entreprises. Concrètement, il proposait :
- Un temps de délégation supplémentaire (au moins 6 heures par mois pour les petites entreprises et 9 heures pour les autres) pour ces référents, afin qu’ils puissent exercer leurs missions sans empiéter sur leurs autres tâches.
- Une formation spécifique de 3 jours lors de leur première désignation, puis de 2 jours en cas de renouvellement, dédiée à la prévention et au traitement des violences sexistes et sexuelles au travail. Ce temps de formation aurait été payé comme du temps de travail effectif et n’aurait pas été déduit des heures de délégation habituelles.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que les référents en entreprise ne bénéficieront pas de ces heures supplémentaires ni de cette formation spécifique pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail.
Cette décision concerne les salariés élus comme référents au sein des comités sociaux et économiques (CSE) des entreprises, ainsi que les victimes potentielles de violences sexistes ou sexuelles en milieu professionnel, qui ne bénéficieront pas de ces renforcements.
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