Diminuer les crédits alloués à l'hébergement des personnes en détresse, y compris les demandeurs d'asile, dans le programme 177.
l'amendement n° 1870 de M. Labaronne après l'article 2 du projet de loi de finances pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De finances pour 2026
Vous votez chaque année le budget de l'État à travers le projet de loi de finances. Ce texte décide des sommes allouées aux différentes politiques publiques, comme l'hébergement d'urgence pour les personnes en difficulté. L'amendement rejeté visait à modifier la répartition des crédits pour l'année 2026, en ciblant spécifiquement les financements destinés à l'hébergement des demandeurs d'asile.
L'amendement proposait de réduire de 300 millions d'euros les crédits dédiés à l'hébergement d'urgence, au sein du programme budgétaire qui finance l'accueil des personnes vulnérables (sans-abri, travailleurs pauvres, etc.). Cette baisse aurait concerné une partie des subventions versées aux associations gérant ces hébergements, notamment celles accueillant des demandeurs d'asile.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le budget initial pour l'hébergement d'urgence est maintenu sans modification.
- Pour :
Les partisans de l'amendement estimaient que les financements pour l'hébergement des demandeurs d'asile devaient être gérés par le ministère de l'Intérieur, compétent en matière d'immigration, et non par le programme budgétaire dédié aux personnes vulnérables. Ils soulignaient un manque de transparence dans l'utilisation des crédits et des montants jugés disproportionnés.
- Contre :
Les opposants à l'amendement considéraient que la réduction des crédits aurait fragilisé l'hébergement d'urgence pour toutes les personnes en détresse, y compris les demandeurs d'asile. Ils défendaient le principe d'un accueil inconditionnel, sans distinction entre les publics.
Les personnes en situation de précarité (sans-abri, travailleurs pauvres, demandeurs d'asile) bénéficiant d'un hébergement d'urgence financé par l'État, ainsi que les associations qui gèrent ces structures, sont directement impactées par cette décision de maintenir les crédits inchangés.
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