La Sécurité sociale devra arrêter les indemnités journalières si un médecin mandaté par l'employeur conclut à un arrêt non justifié, avec un droit de recours pour l'assuré.
l'amendement n° 1998 de M. Ciotti après l'article 28 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De financement de la sécurité sociale pour 2026
Vous examinez un vote sur une proposition de modification du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Ce projet de loi fixe les budgets de la santé, des retraites et des allocations familiales pour l’année prochaine. L’amendement rejeté portait sur les règles encadrant les arrêts de travail et les indemnités versées par l’Assurance maladie en cas de maladie ou d’accident.
L’amendement proposait de donner un effet automatique aux conclusions d’un médecin mandaté par l’employeur pour contrôler un arrêt de travail. Si ce médecin concluait que l’arrêt n’était pas justifié, son rapport devait être transmis sous 48 heures à la caisse d’Assurance maladie, qui aurait alors suspendu le versement des indemnités journalières (les sommes versées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie).
Un droit de recours était prévu : l’assuré pouvait demander un réexamen de sa situation par le service médical de la caisse dans un délai fixé par décret. En cas d’impossibilité d’examiner l’assuré (par exemple, s’il était absent lors du contrôle), le médecin devait le signaler, et la caisse pouvait soit suspendre les indemnités, soit organiser un nouvel examen.
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 est maintenu sans cette modification.
Cette décision concerne directement les salariés en arrêt de travail, les employeurs, ainsi que les caisses d’Assurance maladie, qui gèrent le versement des indemnités journalières en cas de maladie ou d’accident.
Aucun groupe