La Sécurité sociale devra arrêter les indemnités journalières si un médecin mandaté par l'employeur conclut à un arrêt non justifié, avec un droit de recours pour l'assuré.
l'amendement n° 1998 de M. Ciotti après l'article 28 du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (première lecture).
Dossier législatif
De financement de la sécurité sociale pour 2026
Le titre, la date, le résultat et les trois décomptes sont importés depuis la source indiquée. Le thème, le type de scrutin et les synthèses sont produits par PoliGraph.
182 votants : somme, calculée par PoliGraph, des pour, des contre et des abstentions (hors non-votants).
Les députés ont examiné une proposition de modification du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Ce texte fixe les budgets de la santé, des retraites et des allocations familiales pour l’année prochaine. L’amendement rejeté visait à changer les règles sur les arrêts de travail et les indemnités versées par l’Assurance maladie.
L’amendement proposait de donner un effet automatique aux contrôles médicaux demandés par les employeurs. Si un médecin mandaté par l’employeur concluait qu’un arrêt de travail n’était pas justifié, son rapport devait être transmis sous 48 heures à la caisse d’Assurance maladie. Celle-ci aurait alors suspendu le versement des indemnités journalières (les sommes versées par la Sécurité sociale en cas d’arrêt maladie).
Un droit de recours était prévu : l’assuré pouvait demander un réexamen de sa situation par le service du contrôle médical. Si le médecin n’avait pas pu examiner l’assuré, la caisse pouvait soit suspendre les indemnités, soit organiser un nouvel examen.
L’amendement a été rejeté par l’Assemblée nationale. Cette mesure n’a pas été retenue : les règles actuelles sur les arrêts de travail et les indemnités journalières restent inchangées.
Cette décision concerne les salariés en arrêt maladie, les employeurs et les caisses d’Assurance maladie. Si l’amendement avait été adopté, les contrôles médicaux demandés par les employeurs auraient pu entraîner une suspension plus rapide des indemnités journalières en cas d’arrêt jugé non justifié.
Décompte publié avec le scrutin. Chaque groupe porte le libellé du référentiel officiel de l'Assemblée nationale.
Rassemblement National(RN)
Pour 35 · Contre 0 · Abstentions 7 · Non-votants 0
Position majoritaire : Abstention
Ensemble pour la République(EPR)
Pour 0 · Contre 24 · Abstentions 0 · Non-votants 7
Position majoritaire : Contre
La France insoumise - Nouveau Front Populaire(LFI-NFP)
Pour 0 · Contre 39 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Socialistes et apparentés(SOC)
Pour 0 · Contre 25 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Droite Républicaine(DR)
Pour 0 · Contre 6 · Abstentions 0 · Non-votants 3
Position majoritaire : Contre
Écologiste et Social(EcoS)
Pour 0 · Contre 13 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Les Démocrates(Dem)
Pour 1 · Contre 10 · Abstentions 0 · Non-votants 1
Position majoritaire : Contre
Horizons & Indépendants(HOR)
Pour 0 · Contre 7 · Abstentions 0 · Non-votants 2
Position majoritaire : Contre
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires(LIOT)
Pour 0 · Contre 4 · Abstentions 0 · Non-votants 1
Position majoritaire : Contre
Gauche Démocrate et Républicaine(GDR)
Pour 0 · Contre 5 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Union des droites pour la République(UDR)
Pour 5 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Non inscrit(NI)
Pour 0 · Contre 1 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Source : Assemblée nationalePosition majoritaire : libellé de la sourceConsulté le 10 octobre 2026Signaler une erreur