Le juge des enfants deviendrait compétent pour ordonner ces mesures (logement, droits de visite) en cas de fait nouveau ; en cas de danger grave et immédiat, c'est le procureur, non le juge, qui pourrait intervenir en urgence.
l'amendement n° 397 de Mme Capdevielle à l'article 6 (examen prioritaire) du projet de loi relatif à la protection des enfants (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote sur une mesure proposée dans le cadre d'une loi visant à améliorer la protection des enfants en danger. Cette loi cherche à modifier les règles judiciaires pour mieux protéger les mineurs vulnérables, notamment en cas de violences ou de maltraitances. L'amendement rejeté portait sur la répartition des rôles entre deux juges spécialisés : le juge aux affaires familiales (JAF) et le juge des enfants (JE).
L'amendement proposait de confier exclusivement au juge des enfants la compétence pour délivrer une *ordonnance de protection de l’enfant*. Cette ordonnance est une décision judiciaire temporaire permettant de protéger un mineur en danger, par exemple en limitant les contacts avec un parent violent ou en attribuant la garde à l’autre parent. Aujourd’hui, cette compétence est partagée entre le juge des enfants et le juge aux affaires familiales.
Plus précisément, la mesure prévoyait que :
- Le juge des enfants pourrait attribuer la garde de l’enfant à un parent, même si la résidence principale avait été fixée chez l’autre parent par une décision précédente.
- Le juge des enfants pourrait interdire à un parent de voir ou de contacter l’enfant, ou de se rendre dans certains lieux.
- En cas de danger grave et immédiat, l’autre parent pourrait saisir directement le procureur de la République pour obtenir cette ordonnance.
- Le non-respect de cette ordonnance serait sanctionné pénalement (jusqu’à 3 ans de prison et 45 000 € d’amende).
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial, qui maintient une répartition des compétences entre le juge des enfants et le juge aux affaires familiales, est donc conservé.
Cette décision concerne directement les enfants en situation de danger (violences, maltraitances, négligences graves) et leurs parents, ainsi que les professionnels de la justice et de la protection de l’enfance (juges, procureurs, travailleurs sociaux).
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