Étendre aussi la perpétuité aux viols accompagnés d'actes de barbarie, ainsi qu'aux viols de mineurs de 15 ans commis en série sur plusieurs victimes ; informer les victimes dès le début de la procédure.
l'amendement n° 1 du Gouvernement de rétablissement de l'article 11 (supprimé) du projet de loi relatif à la protection des enfants (seconde délibération) (première lecture).
Dossier législatif
La protection des enfants
Vous examinez un vote de l’Assemblée nationale sur un projet de loi visant à mieux protéger les enfants en danger ou en situation de vulnérabilité. Ce texte modifie des règles pénales pour punir plus sévèrement certaines violences commises contre des mineurs. L’amendement adopté concerne spécifiquement les peines encourues en cas de viol ou d’agressions sexuelles sur des enfants de moins de 15 ans.
Le gouvernement proposait de rétablir un article supprimé plus tôt dans les débats, qui durcit les peines pour les viols et agressions sexuelles sur mineurs. Concrètement :
- La peine maximale pour un viol ou une agression sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans passe à la réclusion criminelle à perpétuité (au lieu de 20 ans de prison actuellement).
- La période de sûreté (durée minimale avant une possible libération) peut être portée jusqu’à 30 ans pour ces crimes.
- En cas de viol commis avec tortures, actes de barbarie, ou sur plusieurs victimes mineures, la peine encourue est également la réclusion à perpétuité.
- Les victimes doivent être informées dès le début de la procédure des dispositifs d’aide psychologique et des associations qui peuvent les accompagner.
Cet amendement a été adopté par 258 voix pour, 84 contre et 10 abstentions. Cette mesure entre en vigueur dans le projet de loi et s’appliquera si le texte est définitivement adopté.
Cette décision impacte directement les auteurs de viols ou d’agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, qui encourront désormais des peines plus lourdes. Elle concerne aussi les victimes et leurs familles, qui bénéficieront d’une information systématique sur les dispositifs d’aide psychologique et juridique.
Pour suivre l’évolution de ce projet de loi : Dossier législatif sur la protection des enfants.
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