Dossier législatif
Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants
Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes, notamment dans le cadre professionnel. Ce texte prévoit des mesures pour mieux protéger les victimes et encadrer les acteurs chargés de les accompagner.
L’article 42 de cette loi concerne la formation des référents en entreprise et dans la fonction publique. Ces référents sont des personnes désignées pour informer, orienter et accompagner les salariés ou agents victimes d’agressions sexuelles, de harcèlement sexuel ou d’agissements sexistes.
L’amendement adopté proposait d’imposer un délai maximal de six mois pour former les référents après leur désignation. Sans cette précision, la loi initiale prévoyait seulement un droit à la formation, sans obligation de délai. L’objectif était d’éviter que les référents n’exercent leurs missions sans avoir reçu les connaissances nécessaires, comme les règles juridiques, les mécanismes de violences ou les obligations de l’employeur.
L’amendement a été adopté par l’Assemblée nationale. Les référents devront désormais être formés dans les six mois suivant leur désignation, que ce soit dans le secteur privé ou dans la fonction publique.
Cette mesure concerne les salariés et agents publics victimes ou témoins de violences sexuelles ou sexistes au travail, ainsi que les employeurs et les référents désignés pour les accompagner. Si vous travaillez dans une entreprise ou une administration, votre référent devra désormais être formé dans les six mois suivant sa prise de fonction.
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