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  4. Vote n°8605

Scrutin n° 8605 · Assemblée nationalel'amendement n° 509 de Mme Garin et l'amendement identique suivant à l'article 42 (examen prioritaire) de la proposition de loi apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants (première lecture).

Adopté
Amendement7 octobre 2026138 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Questions sociales et travailVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants

PPL 54776En discussion

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Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Les députés ont examiné une proposition de loi visant à lutter contre les violences sexuelles et sexistes, notamment dans le cadre professionnel. Ce texte prévoit des mesures pour mieux protéger les victimes et encadrer les acteurs chargés de les accompagner.

L’article 42 de cette loi concerne la formation des référents en entreprise et dans la fonction publique. Ces référents sont des personnes désignées pour informer, orienter et accompagner les salariés ou agents victimes d’agressions sexuelles, de harcèlement sexuel ou d’agissements sexistes.

Ce qui était proposé

L’amendement adopté proposait d’imposer un délai maximal de six mois pour former les référents après leur désignation. Sans cette précision, la loi initiale prévoyait seulement un droit à la formation, sans obligation de délai. L’objectif était d’éviter que les référents n’exercent leurs missions sans avoir reçu les connaissances nécessaires, comme les règles juridiques, les mécanismes de violences ou les obligations de l’employeur.

Le résultat du vote

L’amendement a été adopté par l’Assemblée nationale. Les référents devront désormais être formés dans les six mois suivant leur désignation, que ce soit dans le secteur privé ou dans la fonction publique.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans de l’amendement ont souligné qu’un référent non formé ne peut pas identifier correctement les situations de violences, orienter les victimes ou rappeler à l’employeur ses obligations. Un délai court garantit que les référents disposent rapidement des compétences nécessaires pour agir.
    • Ils ont insisté sur l’importance de connaître les mécanismes d’emprise, les risques de représailles ou les conséquences des violences sur la santé, des sujets complexes qui nécessitent une formation adaptée.
  • Contre :
    • Les opposants ont estimé que ce délai pourrait compliquer la désignation des référents, notamment dans les petites entreprises ou les administrations où les ressources pour organiser des formations sont limitées.
    • Certains ont jugé que six mois était un délai trop court pour garantir une formation de qualité, risquant de transformer cette obligation en une simple formalité.

Qui est concerné ?

Cette mesure concerne les salariés et agents publics victimes ou témoins de violences sexuelles ou sexistes au travail, ainsi que les employeurs et les référents désignés pour les accompagner. Si vous travaillez dans une entreprise ou une administration, votre référent devra désormais être formé dans les six mois suivant sa prise de fonction.

Positions des groupes parlementaires

Pour

SOC100%(35)
LFI-NFP100%(20)
ECOS100%(10)
DEM67%(6)
GDR100%(3)
LIOT100%(2)

Contre

EPR87%(23)
RN100%(27)
UDR100%(3)
DR83%(6)
HOR100%(3)

Abstention

Aucun groupe

Pour

SOC100%(35)
LFI-NFP100%(20)
ECOS100%(10)
DEM67%(6)
GDR100%(3)
LIOT100%(2)

Contre

EPR87%(23)
RN100%(27)
UDR100%(3)
DR83%(6)
HOR100%(3)
Résultat du vote
76
60
2
Pour: 76 (55.1%)
Contre: 60 (43.5%)
Abstention: 2 (1.4%)
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